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Cérémonie des voeux 2019

Cérémonie des voeux 2019

 

À l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux souhaitée par les 11 maires du territoire, Jacques Kossowski, président de Paris Ouest La Défense a rappelé les principaux faits marquants de l’année écoulée.

Après avoir évoqué le contexte politique national, le président a insisté sur l’implication de tous dans la bonne conduite des travaux 2018, et indiqué que la transition énergétique serait l’axe de travail de l’année 2019.

Le président a tenu à saluer la présence d'Isabelle Herrero, sous-préfète au développement économique, de Patrick Ponthier, président de la Chambre de commerce et d'industrie des Hauts-de-Seine, ainsi que de nombreuses autres personnalités.

Enfin le président a introduit son invité Pierre le Thiez, de la direction des relations internationales d' IFP énergies nouvelles qui a présenté la smart city et les enjeux énergétiques de la ville durable.

la smart city et les enjeux énergétiques de la ville durable.

 

Retrouvez l’intégralité du discours du président ci-dessous

 

Cher(e)s collègues,

Mesdames, Messieurs,

Pour la deuxième année consécutive, les 11 maires du territoire Paris Ouest La Défense ont souhaité organiser ce moment privilégié pour adresser aux élus ainsi qu’aux collaborateurs territoriaux leurs meilleurs vœux.

Cette année, nous avons fait le choix d’ouvrir cette manifestation à nos partenaires publics et privés avec lesquels nous avons noué une collaboration fructueuse.

J’en profite pour saluer la présence de madame Isabelle Herrero, sous-préfète au développement économique et à l'emploi, de monsieur Patrick Ponthier, président de la CCI des Hauts-de-Seine, des représentants de la MGP, de l’EPF Ile de France, de l’université Paris-Nanterre, du Cesi…

Je remercie également chacune et chacun d’entre vous pour votre présence ce midi à Puteaux dans ces locaux qui nous sont mis gracieusement à disposition par le propriétaire qui est une filiale de la Société Générale. J’adresse à cet égard mes remerciements à madame Catherine Brumelot, ici présente, qui est responsable de la gestion des actifs au sein de la société SOGECAP.

Je veux également adresser mes remerciements à ma collègue Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, pour avoir mis une nouvelle fois à notre disposition des moyens logistiques importants pour la bonne organisation de cette manifestation. Un grand merci Joëlle.

Je rappelle que nous avons pris en location en fin d’année 2017 sur ce même étage 360 m2 de surface de bureaux pour y accueillir notre petite équipe d’une vingtaine de collaborateurs dans un environnement de travail moderne, tout en diminuant nos coûts de location de 50%.

Je souhaite commencer mon propos en constatant que le climat social qui traverse notre pays depuis 2 mois a conduit le Président de la République à réaffirmer le rôle central des maires dans notre démocratie.

Le 10 décembre dernier, le Président indiquait dans une allocution télévisée que « les maires portent la République sur le terrain ».

Dans sa dernière lettre aux Français, il écrit que les maires ont « un rôle essentiel car ils sont élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens ».

Il semble que le président ait découvert ou redécouvert le rôle central de la commune et de ses élus dans notre République, si malmenée ces derniers temps.

Par ses propos et ses écrits, le président ne fait que réhabiliter l’engagement municipal de chacune et chacun d’entre nous. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette conversion au fait communal qui tranche avec son absence au dernier congrès des maires ou l’envoi de gendarmes mobiles à l’occasion d’un rassemblement de 300 maires d’Ile-de-France réunis à Paris le 10 novembre dernier à l’initiative des associations de maires dont celle des Hauts-de-Seine présidée par Jacques Gautier, maire de Garches.

Lors de ces deux occasions manquées, nous aurions pu ainsi témoigner auprès du président de la République des difficultés de nos concitoyens pour qui le maire est bien souvent le dernier interlocuteur en qui ils ont encore confiance.

Depuis une semaine, la commune devient, à la demande du pésident de la République, l’agora de la démocratie.

Soit…

Nous prendrons les uns et les autres nos responsabilités en conscience face aux préoccupations quotidiennes des Français auxquelles il appartient au président et à sa majorité parlementaire d’apporter des réponses concrètes et rapides.

Pour revenir à nos travaux, à l’occasion du conseil de territoire qui s’est tenu le 18 décembre dernier, nous avons été amenés à présenter un rapport d’activités du territoire au cours de l’année écoulée. Le diaporama est d’ailleurs projeté juste derrière moi pendant toute notre cérémonie.

Bien entendu, ce rapport d’activité a été mis en ligne sur notre site internet que je vous invite d’ailleurs à consulter régulièrement. Celui-ci est accessible depuis le début de l’année 2017 et a enregistré en 2018 plus de 18 000 connexions alors même que la gestion des services à la population est restée dans les villes.

Notre territoire, créé ex-nihilo en 2016, en même temps que la métropole du Grand Paris est l’un des 11 établissements publics territoriaux couvrant l’aire métropolitaine, la ville de Paris conservant son statut spécifique.

Il a donc fallu que les 11 villes, que les 11 maires, que les 90 conseillers territoriaux, que les 15 000 fonctionnaires municipaux appréhendent ce fait intercommunal nouveau dans un environnement institutionnel particulièrement incertain.

Une fois de plus, on ne peut que souligner l’adaptabilité des acteurs de terrain à leur environnement.

Malgré des histoires différentes, des stratégies de développement différenciées au regard de la proximité ou pas avec Paris, de la présence du quartier d’affaires de la Défense sur son territoire, les deux années qui se sont écoulées auront scellé les fondations d’un bloc communal solide dans une logique de « territoire ascendant ». En effet, toute action territoriale procède d’une volonté communale unanime ou partagée entre plusieurs communes.

Les vastes domaines de compétences du territoire qui sont fixés par la loi, notamment l’aménagement dont les dossiers sont suivis par Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes, trouvent à s’exercer dans une logique tout à la fois de subsidiarité, d’efficacité, d’innovation et de bon sens en mesurant l’intérêt et la plus-value pour nos 600 000 habitants et 73 000 entreprises.

Cet état d’esprit qui nous anime, aura permis de réelles avancées au cours de l’année 2018.

Paris Ouest La Défense est en effet le premier établissement public territorial au sein de la métropole du Grand Paris à avoir élaboré son projet de territoire.

Celui-ci a été réalisé en seulement 6 mois au cours de l’année 2017 sans recours à un cabinet extérieur, grâce à la connaissance très précise de chaque commune par les élus et au travail de nos collaborateurs.

Au cours de l’année 2018, nous aurons décliné plusieurs actions de notre projet de territoire dans les domaines du développement économique, de l’environnement, du cadre de vie, de la politique de la ville relevant des attributions de Patrick Jarry, maire de Nanterre, ou du logement.

Sur ce dernier thème du logement piloté par Christian Dupuy, maire de Suresnes, Paris Ouest La Défense est le seul établissement public territorial au sein de la métropole du Grand Paris à avoir contractualisé sur le logement intermédiaire qui est pourtant un des objectifs du Plan métropolitain d’habitat et d’hébergement.

Cela s’est traduit par la signature d’un protocole partenarial avec In’li, filiale d’action logement, afin de favoriser l’accès au logement pour les salariés à revenus intermédiaires.

Il s’agit de ceux qui ne disposent pas suffisamment de moyens financiers pour se loger dans le secteur locatif privé et qui en même temps ne peuvent pas en pratique bénéficier d’un logement social dont les listes d’attentes dépassent pour beaucoup de nos villes plusieurs années. Avec ce partenariat, les villes de Pold disposent d’un outil opérationnel pour contractualiser librement avec In’li qui a programmé la production de 15 000 logements intermédiaires sur notre territoire d’ici 2025.

Paris Ouest La Défense est également le premier établissement public territorial au sein de la métropole du Grand Paris à avoir arrêté son Plan Climat Air Energie.

Les enjeux de la transition énergétique sont majeurs.

En 2019, notre agence locale pour l’énergie et le climat entrera en phase opérationnelle. Elle est présidée par Virginie Michel-Paulsen, maire de Vaucresson.

Véritable bras armé de notre territoire en matière de rénovation énergétique des logements, l’Alec a pour objectif d’atteindre le rythme de 1800 logements rénovés par an, conformément à la loi de transition énergétique. Son champ d’intervention couvre naturellement nos onze villes.

Notre Alec s’inscrit pleinement dans la fédération métropolitaine des Alec initiée par la métropole pour amplifier l’action de rénovation énergétique de l’habitat engagée et d’en améliorer la lisibilité pour les habitants.

Nous engagerons également dans les jours qui viennent entre Maires la réflexion sur les conditions de mise en œuvre d’une zone à faibles émissions sur le périmètre intra 86 qui a été décidé par le conseil métropolitain le 12 novembre dernier

Nous sommes tous convaincus de la nécessité de lutter contre la pollution de l’air qui engendre une surmortalité et des maladies respiratoires chroniques très lourdes.

Les élus que nous sommes, prendront leurs responsabilités le moment venu en matière de restriction de la circulation après une large concertation avec la population et les acteurs institutionnels.

Je sais que notre collègue Patrick Ollier, maire de Rueil et président de la métropole du Grand Paris, est en négociation serrée avec l’État pour préciser les conditions de mise en œuvre de la zone à faibles émissions. Il s’agit au préalable de préciser les nouvelles mesures d’aide à la conversion, la mise en place d’un guichet unique des aides, le développement des transports en commun et de modes de déplacement alternatifs ainsi que le financement du système de vidéo verbalisation autour du périmètre de la ZFE métropolitaine.

Je précise à cet égard que les onze maires, réunis le 13 novembre dernier à Rueil-Malmaison, ont décidé que la transition énergétique avec ses déclinaisons concrètes (renouvellement de flotte de véhicules des villes, connexion des pistes cyclables, aide à la rénovation énergétique des bâtiments…) sera au cœur des échanges pour définir le contenu des actions communes relevant des crédits mutualisés qui figureront dans notre pacte financier et fiscal 2019 dont les travaux sont conduits par Eric Berdoati, maire de Saint-Cloud.

A ce propos, il est également un domaine dans lequel nous sommes les premiers et sans réelle concurrence, celui sobrement appelé « péréquation horizontale » et qui dans les faits est l’effort de solidarité de notre territoire en faveur des autres communes de France.

Nous sommes de ce point de vue champion de la métropole du Grand Paris, champion de la région Ile-de-France, champion de France en euros par habitant !

Si nous adhérons au principe de partage des richesses avec les territoires les plus démunis, il n’en demeure pas moins que la création du territoire s’est accompagnée d’une augmentation historique de nos prélèvements de 31 millions d’euros soit une augmentation de 30%.

En 2018, nous avons donné 130 millions d’euros soit 223 euros par habitant au titre de la solidarité nationale et régionale, bien devant Paris qui n’est qu’à 160 euros par habitant.

Le législateur a encore la volonté de prélever davantage les communes de notre territoire jusqu’à la fin de la mandature dans les différentes lois de finances successives qui relèvent systématiquement le plafond de nos prélèvements.

J’invite à nouveau le gouvernement et le législateur à la prudence et à la modération.

On ne peut redistribuer que la valeur ajoutée qui est créée. Attention aux clichés simplistes sur la Défense et au dogme du rééquilibrage Est/Ouest.

Il ne faudrait pas tuer la « poule aux œufs d’or ».

A cet égard, le Grand Paris doit aider les communes à développer leurs atouts par une spécialisation des territoires en fonction de leur histoire et de leur avantage concurrentiel du moment. Il ne saurait s’agir de continuer d’affirmer un même droit à un développement homogène voire identique : partout la même quote-part d'emplois industriels ou de services, le même ratio emplois-logements, les mêmes équipements structurants...

Aucun budget public n'y suffirait, aucune entreprise n'y accéderait, car toutes subissent elles-mêmes les exigences de la globalisation : celle de l'hyper vitesse des échanges et de la concentration de toutes formes de valeurs et services au sein de pôles très spécialisés.

Aucun habitant même n’y souscrirait, soucieux qu’ils sont du respect de leurs spécificités communales.

Aucune métropole mondiale ne s'est bâtie autour d'un principe de développement spatial parfaitement homogène et banalisé.

Dès 2004, Christian Blanc dans un rapport intitulé « Pour un écosystème de la croissance » formulait des propositions pour faire émerger a minima 6 grands pôles de compétitivité en région Ile-de-France.

La région Ile-de-France, dans son schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) approuvé le 26 décembre 2016, a d’ailleurs retenu ce principe pour déterminer sur son périmètre 24 bassins d’emploi qui correspondent sur l’aire métropolitaine au périmètre des Territoires.

Pour chaque territoire, leurs enjeux propres sont déjà recensés ainsi que les orientations à retenir.

En dernier lieu, l’État a dévoilé lors du conseil national de l’industrie du 22 novembre 2018, une liste de 124 « territoires d’industrie » au niveau national dont 2 sur l’aire métropolitaine : Argenteuil-Gennevilliers et Grand Orly.

La spécialisation des territoires est une réalité historique, économique et humaine qui peut asseoir le développement et le rayonnement de la région capitale.

Malgré ces efforts financiers considérables demandés au territoire et à ses communes, nous ne renonçons pas à l’action, bien au contraire !

Relevant de la délégation de Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly, l’économie est l’ADN de notre territoire.

 Nous avons donc souhaité à titre expérimental nous engager dans la démarche Bassin d’emploi initiée par le région Ile-de-France et l’État qui décline trois thématiques : l’attractivité internationale, le retour à l’emploi des demandeurs d’emploi et le développement des TPE, PME.

En 2019, en partenariat étroit avec la Région, nous déclinerons pour nos entreprises et en faveur de l’emploi, le programme entrepreneur # leader pour offrir des services territorialisés.

Nous discuterons également dans les jours qui viennent de l’engagement de Paris Ouest La Défense dans le programme territoire d’innovation de grande ambition dont la Région est cheffe de file.

Initié par le gouvernement, piloté par le secrétariat général à l’investissement et géré par la caisse des dépôts, ce programme est doté de 450 millions d’euros.

Il accompagne des projets sur 6 thématiques : numérique, énergie durable, mobilité propre, industrie du futur / industrie 4.0, transformation agricole et agro-écologique, adaptation des compétences aux évolutions du marché du travail.

D’ores et déjà, plusieurs dossiers communaux et territoriaux sont pressentis par la Région pour être financés dans le cadre de ce programme.

De même, en partenariat étroit avec la métropole du Grand Paris, nous allons aider les villes à développer de nouveaux services numériques en faveur de la population dans le cadre des explorateurs du numérique et du fonds métropolitain d’innovation numérique.

Enfin, le catalyseur de l’open innovation sur lequel nous travaillons depuis plus d’une année entrera en phase opérationnelle en 2019 avec l’ouverture d’un tiers lieu au cœur du quartier d’affaires de la Défense.

Il a vocation à fédérer les acteurs publics et privés (grands groupes, startups, établissements d’enseignement supérieur, CCI, caisse des dépôts, BPI…) pour développer l’innovation dans un écosystème favorable.

Je ne serais pas complet si je n’évoquais pas l’important travail que nous avons aussi engagé sur les synergies voire les mutualisations que nous pourrions développer entre nos 11 villes sur les grands services urbains : déchets ménagers, voirie, assainissement et éclairage public.

L’année 2019 nous permettra de déterminer, à l’issue d’un diagnostic très précis, les pistes d’actions communes.

Je remercie notre collègue Patrick Balkany, maire de Levallois, d’avoir pris ce chantier à bras le corps.

Cette recherche d’efficience de l’action publique et de diminution des coûts dans un contexte financier très contraint, comme je vous l’ai indiqué précédemment, est poursuivie par les travaux de notre collègue Joëlle Ceccaldi-Raynaud qui conduit une politique d’achats mutualisés déjà fructueuse pour plusieurs villes en 2018.

Celle-ci sera complétée en 2019 par la diffusion d’un guide de la commande publique à destination des opérateurs économiques du territoire.

Vous l’aurez bien compris, l’année 2019 sera décisive pour notre territoire.

Comme je vous l’avais annoncé dans mon invitation, je vais désormais laisser la parole à monsieur Pierre Le Thiez, de la direction des relations internationales d’IFP Energies Nouvelles qui nous va nous présenter « La smart city et les enjeux énergétiques de la ville durable ».

Cette présentation fait suite à la convention-cadre de partenariat signée avec l’Institut Français du Pétrole et des Energies Nouvelles (IFPEN) et la ville de Rueil-Malmaison que j’ai signée au nom du territoire avec mon collègue Patrick Ollier, maire de Rueil-Malmaison le 18 décembre dernier.

Il s’agit mon cher Patrick d’un sujet majeur pour la métropole du Grand Paris et aussi pour notre territoire très urbanisé.

En effet, en 2025, environ 58% de la population mondiale, soit 4,6 milliards de personnes, vivra dans une zone urbaine. Ce taux atteindra 80% pour les pays développés. Le défi de l’urbanisation est considérable : surpopulation, changement climatique, qualité de l’environnement, accès à l’énergie…

La planification urbaine doit repenser la manière de fournir à la population les services de base et ce, de façon durable et à coût abordable.

Les zones urbaines représentent 10% de la surface terrestre, une proportion qui ne cesse de croître.

Les agglomérations consomment environ 65% de l’énergie primaire disponible et comptent pour environ 70% des émissions de gaz à effet de serre, essentiellement dues à la fourniture d’énergie pour l’éclairage, les transports, le chauffage, le froid.

Je fais juste une parenthèse pour vous indiquer que, dès 2020, à l’initiative du syndicat de chauffage urbain de la région de La Défense qui regroupe les villes de Courbevoie, Puteaux et Nanterre, un ambitieux programme de verdissement des réseaux va être entrepris.

Ce sont en effet 120 immeubles de bureaux et 55 immeubles d’habitation, soit une surface de 3,5 millions de m² à La Défense, qui seront chauffés et refroidis par une énergie à 60 % renouvelable issue principalement des co-produits agricoles, en remplacement du fioul lourd actuel. Le montant des travaux s’élève à 20 millions d’euros.

Un autre défi majeur attend les agglomérations urbaines.

Selon un récent rapport de l’OMS, 92% des populations urbaines ne respirent pas un air sain. C’est pour répondre à ces deux défis majeurs, changement climatique et dégradation de la qualité de l’air, que devra se structurer la ville de demain.